Prix Yamina Mechakra

Les journées du 1 et du 2 septembre 2018 consacrées aux « Rencontres Annuelle Méditerranée Afrique des Jeunes Ecrivaines » (RAMAJE) ont concrétisé le lancement de la première édition du Prix Yamina Mechakra.
  • Rabia Djalti
    Présidente du jury (langue arabe)
  • Lynda Koudache
    Présidente du jury (langue amazighe)
  • Maïssa Bey
    Présidente du jury (langue française)

Règlement

Le prix Yamina Mechakra sera décerné par un jury exclusivement féminin, il récompensera dans les trois langues, des jeunes écrivaines algériennes, dont l’œuvre originale se serait distinguée par son thème et par la maîtrise de sa langue d’écriture.

Sont admises à concourir les écrivaines qui ont publié en 2017-2018 des œuvres de fiction (romans ou nouvelles) et qui n’ont jamais reçu de prix pour l’oeuvre présentée.

Participation

Dossier à fournir

    Une demande manuscrite signée
    Une fiche signalétique de l’auteure
    Un CV mettant en évidence les activités d’écriture
    Un descriptif de l’oeuvre proposée (en 10 lignes)

Les dossiers de candidature accompagnés de quatre (04) exemplaires papier doivent parvenir avant le 20 octobre 20h au secrétariat du Prix à l’adresse suivante : Librairie Point Virgule. Résidence Nour/ 7, rue de l’Abattoir, Chéraga, Alger.

Une première réunion des membres du jury, le 21 octobre, vérifiera la recevabilité des textes présentés.

Les membres du jury devront transmettre leurs rapports avant le 1er décembre 2018.

Une première délibération désignera une première liste des 10 nominées et la délibération finale décernera le prix.

Une cérémonie de remise du prix aura lieu à la mi-décembre. La date exacte et le lieu seront communiqués ultérieurement.

Si le niveau des œuvres est jugé insuffisant, le jury se réserve le droit de ne pas attribuer de prix.

En cas de litige, la voix de la présidente compte double.

Les membres du jury sont exclues de fait du concours.

RETOUR SUR LA PREMIÈRE ÉDITION DES « RENCONTRES ANNUELLES MÉDITERRANÉE AFRIQUE DES JEUNES ÉCRIVAINES »

Première édition en hommage à Yamina Mechakra

Le 1er et 2 septembre 2018

Bibliothèque Nationale d’Algérie (El-Hamma, Alger)


PREMIÈRE JOURNÉE

Intervention de Monsieur Azzedine Mihoubi, ministre de la Culture

Lors de l’inauguration des « Rencontres Annuelles Méditerranée Afrique des jeunes écrivaines » (RAMAJE), le samedi 1er septembre 2018 à la Bibliothèque nationale du Hamma –, le Ministre de la Culture, Monsieur Azzedine Mihoubi, a qualifié l’événement d’initiative porteuse d’idées, d’expériences diverses et nouvelles. « Cela prouve l’intérêt porté à la littérature », a-t-il dit. D’où pour lui la nécessité de multiplier ce genre de rendez-vous. M. Mihoubi a rappelé l’existence de jeunes écrivaines ayant des écrits exceptionnels : « C’est une occasion de les faire connaître. Il existe de nombreuses écrivaines dont leurs écrits portent des idées et une expérience d’écriture nouvelles. Elles méritent une plus grande visibilité. Il y a des talents à encourager », a-t-il déclaré, ajoutant que « c’est de notre devoir de les prendre en charge, de les accompagner dans leur parcours ». Le Ministre de la Culture a, ensuite, évoqué l’importance des résidences d’écriture. Car, pour lui, elles offrent aux auteur-e-s un cadre favorable à l’épanouissement de leur imaginaire et de leur inspiration. Selon lui, elles contribuent à développer le style, de se confronter à d’autres écrivains, d’échanger d’autres expériences… Il a également salué tous ces algériens qui remportent chaque année, en Europe comme dans le monde arabe, des Prix littéraires. Pour lui, « c’est un honneur pour l’Algérie. Il faut les encourager et encourager tout écrivain en les éditant. » « Il faut ouvrir les portes devant toute initiative, a-t-il conclu, en mesure de contribuer à l’enrichissement et au développement de la littérature algérienne dans la diversité de ses langues (arabe, français et tamazight) ». Tout en estimant que la culture est un droit garantie par la Constitution à tout citoyen, il a tenu à rappeler qu’il existe sur tout le territoire national plus de 1600 bibliothèques, dotées de plus d’un million de livres.


Prix littéraire Yamina Mechakra

Lors de l’inauguration des RAMAJE, Azzedine Mihoubi a lancé le Prix littéraire Yamina Mechakra. Ce prix est dédié à la mémoire de cette romancière. Et il sera attribué chaque année. Le Prix du roman Yamina Mechakra sera présidé par un jury exclusivement féminin : dans la catégorie langue arabe, le jury sera présidé par Rabia Djelti (poétesse et romancière) ; dans la catégorie langue française, c’est Maïssa Bey (romancière) qui présidera le jury ; enfin, dans la catégorie langue tamazight, c’est Lynda Koudache, lauréate du Prix Assia Djebar, qui présidera le jury. Ce prix, dont la première édition est prévue pour le mois de décembre 2018, vise à récompenser un roman ou un recueil de nouvelles par une femme.

Les RAMAJE se veulent un lieu de rencontre, de débat et d’échanges d’expériences en matière d’écriture entre les écrivaines. D’où l’organisation de rencontres.

1ère rencontre : « Vivons la liberté ! »

« Vivons la liberté ! » est le thème de la première table ronde à laquelle avaient pris part plusieurs jeunes écrivaines. Chacune a évoqué son expérience dans le domaine de l’écriture et de quelle façon se traduit la liberté dans son œuvre littéraire. Pour Lynda Chouiten (Tizi-Ouzou), la liberté d’écrire, c’est avoir le temps libre pour écrire : « Ça ce n’est pas évident pour la femme écrivaine », a-t-elle dit. Et de renchérir : « Sans indépendance financière et sans avoir un moment d’intimité, de solitude, il nous est difficile d’avoir cette liberté d’écrire. » Lynda Chouiten a regretté que « les grands noms de la littérature [soient] masculins », et qu’on refuse de reconnaître le talent, la particularité littéraire de la femme. Cela prouve que l’idée reçue veut qu’ « une femme écrit moins bien qu’un homme ». D’où le recours, pour certaines d’entre elles, à utiliser des pseudos. Pour Lynda Chouiten, cela est un fait certes, mais « c’est une entrave à la liberté ». De son côté, Amal Bouchareb (Italie), pour qui la femme quand elle écrit signifie « un militantisme dans les milieux culturelles et littéraires », a mis l’accent sur le fait que l’écriture permet à la femme de s’exprimer en tant que créatrice, porteuse d’idée, transmettant imaginaire et sensibilité, capable de poser diverses questions, de façon intelligente, liées tantôt à la condition de la femme dans une société patriarcale, qui lui refuse tout droit de se dire, tantôt en rapport avec des thématiques philosophiques, humaines, spirituelles… Zadimene (Alger) a tenu, lors de son intervention, à nuancer la notion de liberté dans l’écriture. Pour elle, il ne s’agit pas d’une question fondamentale. Elle écrit parce qu’elle éprouve le besoin d’écrire. Elle a quelque chose à dire, à transmettre, à partager avec le lecteur. Elle écrit ce qui la préoccupe. « Je ne suis pas féministe dans mon écriture », a-t-elle dit, ajoutant : « Je refuse qu’on se victimise en tant que femme. » « C’est à nous, femmes écrivaines de changer les choses ». Pour elle, « la liberté est la liberté d’expression ; c’est écrire sans entrave, sans censure ni autocensure ». Et de renchérir : « La liberté d’écrire est un parti pris… On n’écrit pas pour plaire mais pour dire quelque chose. » Pour sa part, Sarah Khlifa (Ksar el Boukhari) a estimé que la liberté d’écrire, c’est la liberté de se dire, de faire entendre sa voix, d’interpeller la société et lui faire prendre conscience. « Je suis un esprit libre », a-t-elle déclaré. Et de soutenir : « On écrit pour toucher la réalité, faire bouger les choses. » Pour elle, en écrivant, il faut briser les interdits et casser les tabous. Meriem Skander (Constantine) a expliqué que la liberté est le fait de s’exprimer, de s’arracher à un vécu patriarcal. « A travers l’écriture, j’ai pu exprimer ma révolte », a-t-elle dit. Et d’ajouter : « Pour moi, l’écriture est un acte thérapeutique (...). La littérature m’a permis de me libérer (...). Au quotidien, on n’a pas l’occasion de s’exprimer, de dire notre révolte mais en littérature il nous est permis de faire entendre notre voix… » Samia Bendris (Ferdjioua) a expliqué qu’elle écrivait depuis son jeune âge, pour se différencier des autres filles. Mais avec le temps, les choses évoluent, prennent d’autres chemins, d’autres tournures. « J’écris pour être lue », a-t-elle confié. Elle a cependant regretté que « la société nous juge lorsqu’on écrit, quand on se dévoile… ». « Avant décrire, on se pose des questions : qu’est-ce qu’on doit écrire ?, faut-il écrire sur tel ou tel sujet ?... On n’est pas libre quand on écrit. On ne peut écrire ce qu’on veut dire… », a-t-elle souligné.

Atelier : « La littérature algérienne à l’université »

Un atelier consacré Faïza Guène et à son œuvre littéraire a eu lieu dans la journée du 1er septembre. Il a été question de discuter de ses livres, de son écriture. L’accent a été mis sur plusieurs thématiques dont celle de l’identité, de l’exil, de l’immigration, de la liberté, du regard de l’autre – celui de l’ancien colonisateur – sur les immigrés. L’importance des noms et des prénoms dans l’œuvre de Faïza Guène y a été soulignée. Lors de la discussion, il a été précisé que « les dénominations sont assez importantes dans la mesure où elle met en avant le malaise social que vivent les jeunes immigrés maghrébins en France ; et ce malaise social entraine un problème identitaire. Cette situation pose problème, et souvent les jeunes maghrébins issues de l’immigration se posent des questions identitaires. Ils sont souvent perdus. » Ce qui est intéressant dans les romans de Faïza Guène, c’est qu’il y a beaucoup d’optimisme parce que « ses personnages principaux issus de l’immigration réussissent leur vie même s’ils habitent dans des cités, même si leurs parents sont illettrés, même s’ils ont reçu une éducation traditionnelle. Ils vont au-devant de la scène française, européenne à travers leurs études et leur vie professionnelle. » Par ailleurs, lors du débat, les intervenants sont revenus sur certains sujets que Faïza Guène n’aime pas, comme le fait de la classer dans la catégorie de la « littérature Beur ». Elle aspire à ce qu’on considère et juge son œuvre et ses écrits et non ses origines.


DEUXIÈME JOURNÉE

Wikipédia Algérie

La participation de Wikipédia Algérie aux RAMAJE a consisté en la création de pages aux écrivaines et éditrices sur cette plateforme. Mme F. Souci a présenté aux écrivaines le projet de création de contenu algérien sur la plateforme Wikipédia et les a invitées à lui envoyer leurs biographies et CV pour figurer sur ce site participatif. Le contenu sera proposé aussi bien en arabe qu’en français. Mme Souici a rappelé que seulement 8% du contenu Wikipédia en arabe était consacré aux femmes ; dans le monde, le chiffre est de 15%, ce qui est loin d’être satisfaisant ou représentatif.

3ème rencontre : Editons les femmes !

Les femmes dans l’édition : Comment encourager les talents et reconnaître les nouvelles plumes ? Des éditrices ont débattu de leurs difficultés et de celles de leurs auteures en général : parité, censure et autocensure, sexisme ; ainsi que des problèmes de distribution et de diffusion. Bessan Edwan (Palestine), directrice de la maison d’édition Ibn Rochd basée au Caire (Egypte) a signalé que la fondation de ces éditions répondait à plusieurs paramètres : d’abord, l’Egypte a une « industrie » de l’édition mais aussi des mécanismes et des métiers dédiés à la fabrication du livre. Elle a, en outre, soutenu que les éditrices sont peu nombreuses dans le Machreq : « On peut les compter sur les doigts de la main ». Fouzia Laradi (Alger) des éditions El Fairouz, a abordé son expérience dans l’édition. Poétesse bien connue dans les cercles littéraires, elle est devenue éditrice « par amour », a-t-elle dit. Et d’ajouter « Je suis devenue éditrice après une expérience dans l’écriture, c’est pour cela que je comprends parfaitement la dynamique et la relation auteur/éditeur ». Mme Laradi a souhaité que les structures publiques soutiennent davantage le livre, d’autant que nous sommes confrontés actuellement au problème de la « cherté du papier, ce qui a directement impacté le prix de vente ». Nora Bouzida (Alger), directrice des éditions Samar a, pour sa part, expliqué qu’elle n’avait jamais été « discriminée ou jugée » sur le fait qu’elle soit une femme éditrice. « Je crois que les problèmes de l’édition sont des problèmes de toute la profession, ils ne sont pas exclusifs aux femmes éditrices », a-t-elle signalé. Et d’ajouter : « Nous devons ouvrir le débat, un vrai débat, sur la réalité de la fabrication du livre, pour arriver à des solutions effectives, définitives et collectives ». La directrice des éditions Média Index, Malika Selma Challal (Alger) est revenue sur son expérience d’éditrice qui a démarré par une agence de communication. Elle a également abordé les difficultés de son métier et ses choix éditoriaux. Pour elle, « il y a un problème de commercialisation et de médiatisation du livre ». Enfin, Samira Bendris (Alger), directrice des éditions El Ibriz, a appelé à davantage de « professionnalisme » : professionnaliser l’industrie de l’édition et les éditeurs eux-mêmes.

2ème rencontre : « Parlons d’écriture ! »

A la lumière de leurs expériences littéraires, les participantes à cette rencontre ont abordé la manière dont elles vivent l’écriture : Qu’est ce qui précède et qu’est ce qui suit l’acte d’écrire ? Comment se décline le « je » ? La langue d’écriture est-elle un choix raisonné, pratique ou politique ? Selon Malika Rafae (Alger), auteure bilingues, son choix de la langue d’écriture répond à son « état d’esprit », à la manière dont elle pense le texte. « Je n’exerce sur moi-même aucune pression, je m’adapte plutôt à l’inspiration et retranscrit mes mots comme ils viennent ». Djamila Abdelli-Labiod (Sétif) a affirmé s’inspirer du réel mais qu’il y avait dans une son écriture une part de rêve assez importante. De son côté, Amina Chikh (Alger) a soutenu que l’écriture était « un moment de conscience qui a besoin de temps pour devenir en véritable projet artistique ». Pour sa part, Lynda Koudache a expliqué son choix de langue d’écriture, le tamazight, en déclarant : « J’écris sur les choses qui me préoccupent et me ressemblent. Je suis amazigh et j’écris dans la langue de ma mère, parce que cette langue exprime parfaitement ce que j’ai envie de dire et d’exprimer ». Pour Djamila Talbaoui (Béchar), « j’ai eu la chance de grandir dans un environnement qui m’a encouragé à lire et à écrire, contrairement à beaucoup de talentueuses jeunes femmes qui ont abandonné l’écriture. Actuellement, j’essaie de trouver le juste équilibre entre ma carrière académique et mon projet littéraire ». Farida Saffidine (Sétif) a déploré le fait qu’on reproche encore aux auteur-e-s de choisir la langue française comme « langue d’écriture », un débat qui, pour elle, ne fait pas avancer les choses. Pour elle, « j’ai choisi cette langue parce qu’elle me permet de traduire mes pensées de la manière la plus juste ». Raouia Yahiaoui (Tizi-Ouzou) s’est considérée comme « chanceuse » d’avoir grandi au sein d’une famille qui croit en « la diversité linguistique ». « Ma famille m’a appris que l’écriture est une responsabilité, qui demande un background et un bagage culturel, c’est pour cela que je conseille aux jeunes écrivaines de travailler sur elles-mêmes et de nourrir leur talent par la lecture », a-t-elle dit. Saliha Laaradji (Sidi Bel-Abbès) a expliqué qu’elle avait grandi au sein d’une famille bilingue, son père étant diplômé d’El Quaraouiyine et sa mère d’une école française. « Cela m’a permis de découvrir les deux cultures. Pour moi, la littérature transcende les langues », a-t-elle affirmé. L’humain et ses problèmes est le thème de prédilection d’Akila Kadaoui (Hassi Mefsoukh). Pour Samira Bourokba (Annaba), c’est la radio qui lui a fait découvrir « la beauté du mot » et l’a encouragé à écrire. De son côté, Lynda Chouiten (Tizi-Ouzou) a signalé la langue ouvre de nouvelles perspectives sur de nouveaux mondes. Pour elle, « la langue n’est pas un obstacle, c’est une fenêtre sur des territoires nouveaux ».

Atelier Cinéma

L'écriture du scénario et l'adaptation cinématographique : les femmes dans le cinéma algérien. Pourquoi aucun roman d'une écrivaine algérienne n'a jamais été porté à l’écran ? En réponse à cette problématique, Yasmine Chouikh, scénariste et réalisatrice, a soutenu qu’elle était « contre les classements par genre dans le travail. Mon métier est le cinéma et j’y travaille comme d’autres, hommes ou femmes, et sans que j’accorde beaucoup d’importance aux difficultés que je pourrais avoir en tant que femmes ». Abordant l’adaptation, elle s’est dite « ouverte sur toutes les propositions et les choix, par exemple l’écriture d’un scénario en collaboration avec l’auteur de l’œuvre à adapter ou alors travailler seule ». De son côté, la scénariste Houria Khedir a estimé que le manque d’adaptations au cinéma et à la télévision « revient au manque de productions ». Et d’ajouter : « il y a aussi une absence d’esprit d’initiative chez les producteurs et ce, dans la recherche de bons textes littéraires pouvant être adaptés et toutes les démarches que cela impliquerait : achat de droits notamment ».

RAMAJE : Féminin créatif

  • Email:info@ramaje.net
  • Dates:1er et 2 septembre 2018
  • Endroit:Bibliothèque nationale du Hamma, Alger, Algérie

Les « Rencontres Annuelles Méditerranée Afrique des jeunes écrivaines » (RAMAJE) se tiendront en Alger, le 1er et 2 septembre 2018 à la Bibliothèque nationale du Hamma.

La première édition de cet événement annuel est organisée en hommage à Yamina Mechakra, l’écrivaine qui « vaut son pesant de poudre » (Kateb Yacine).

Ambitionnant de devenir une plateforme incontournable de la réflexion autour du féminin dans la littérature, comme création et dans les métiers qui lui sont consacrés, ces Rencontres sont nées de la volonté de mettre en avant la littérature algérienne produite par des femmes, vivant et travaillant en Algérie ou s’illustrant en dehors de nos frontières.

Se voulant fédératrices et ouvertes à toutes les langues et à toutes les formes d’écriture, les RAMAJE aspirent à incarner l’ouverture sur l’Autre, sur le monde et sur les formes contemporaines de l’écriture. Mais aussi à impulser des idées, à accompagner des initiatives et à constituer une force de propositions.

Le prix littéraire Yamina Mechakra du roman, ouvert aux trois langues en usage en Algérie et décerné par un jury exclusivement féminin, sera lancé le 02 septembre 2018.

Programme des rencontres

  • Jour 1

  • 9h00-10h00

    Accueil de Monsieur le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi

    Inauguration de La grande librairie RAMAJE.

    Présentation des écrivaines et de leurs ouvrages.

  • 10h00-10h30

    Allocutions de bienvenue

    Du représentant du comité d’organisation des RAMAJE.

    De Monsieur le Ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.

  • 10h30-11h00

    Pause Café

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  • 11h00-12h30

    Osons l’avenir !
  • 13h30-15h00

    Vivons la liberté !

    Lynda Chouiten (Tizi-Ouzou), Amal Bouchareb (Italie), Hiba Tayda, Neciba Atallah (Mascara), Meriem Skander (Constantine), Samia Bendris (Ferdjioua), Sarah Khelifa (Ksar el Boukhari), Hanane Bouraï (Boudjima), Noelka (Alger), Zadimene, Fadela Boudriche, Fouzia Laradi.

    Multiplicité des voix, singularité de l’écriture, aspiration à la liberté (de penser, de rêver, d’imaginer...) : la littérature algérienne est portée par des écrivaines qui déclinent cette notion de différentes manières. Comment se traduit la liberté dans l’œuvre littéraire ? Est-elle une quête ou un idéal ? Quels sont les enjeux de l’écriture et comment trouvent-ils leur sens dans cette notion ?

  • 15h30-17h00

    Traduire sans trahir

    Traductrices, éditrices et écrivaines: Sandra Triki(Annaba), Hanin Omar (Jordanie), Amel Bouchareb (Italie), Yasmina Brihoum (Alger), Nouara Houcine(Alger), Mounira Saad Khelkhal (Constantine), Samira Bendris (Alger), Asia Baz (Alger), Malika Selma Chalal (Alger), Hadjira Oubachir.

    L'avenir de la littérature est dans la traduction. Les femmes sont-elles lésées dans ce domaine ? Qu’est ce qui préside à la traduction d’une œuvre littéraire ? Des écrivaines et des traductrices relateront leurs expériences d’écriture et de traduction.


  • Jour 2

  • 9h00-10h00

    Éditons les femmes !

    Éditrices et libraires: Fatiha Soal, Librairie Kalimat (Alger). Meriem Merdaci, éditions Champ Libre (Constantine).Naïma Beldjoudi, éditions El Kalima (Alger). Assia Baz, éditions Anep (Alger). Mina Talbi, librairie Chaïb Dzaïr (Alger). Samira Bendris, éditions El Ibriz (Alger). Samia Zennadi, éditions APIC (Alger). Dalila Nedjem, éditions Dalimen (Alger).Nouara Hocine, éditions ENAG (Alger). Assia Ali Moussa, éditions MIM (Alger). Selma Malika Chalal, éditions Média-Index (Alger). Nora Bouzida, éditions Samar (Alger).

    Les femmes dans l’édition : Comment encourager les talents et reconnaître les nouvelles plumes ? Des éditrices débattront de leurs difficultés et de celles de leurs auteures en général : parité, censure et autocensure, sexisme ; ainsi que des problèmes de distribution et de diffusion.

  • 10h00-10h30

    Pause café

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  • 11h00-12h30

    Parlons d’écriture !

    Écrivaines: Amina Chikh (Alger), Faiza Acitani, Djamila Abdelli-Labiod, Lynda Koudache (Ait Boumehdi/Ouacif),Fouzia Saifeddine (Sétif), Ouarda Cherifi Baaziz (Tizi-Ouzou), Akila Kadaoui (Hassi-Mefsoukh), Djamila Talbaoui (Bechar), Saliha Laradji (Sidi Bel Abbés), Malika Rafae (Alger), Assia Samaï Bouadjadja (Setif).

    A la lumière de leurs expériences littéraires, les participantes à cette rencontre aborderont la manière dont elles vivent l’écriture : Qu’est ce qui précède et qu’est ce qui suit l’acte d’écrire ? Comment se décline le « je » ? La langue d’écriture est-elle un choix raisonné, pratique ou politique ?

  • 12h30-13h30

    Pause déjeuner

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Lancement du prix Yamina Mechakra

02 Septembre 2018 de 13h30 à 15h30

Hommage à Yamina MECHAKRA

Projection du film réalisé par les RAMAJE sur le parcours de l’écrivaine défunte

Allocutions de mesdames les présidentes du jury désignées :

Présidente du jury « langue arabe » : Rabia Djelti

Présidente du jury « langue amazighe » : Lynda Koudache

Présidente du jury « langue française » : Maïssa Bey

Le prix Yamina Mechakra du roman sera décerné par un jury exclusivement féminin, il récompensera dans les trois langues, des jeunes écrivains algériens, dont l’œuvre originale se serait distinguée par son thème et par la maîtrise de sa langue d’écriture.

Le prix Yamina Mechakra est sponsorisé par nos généreux partenaires le groupe Amor Benamor et la CNEP.

Les invitées venues soutenir le prix Yamina Mechakra:

Naget Khadda, présidente du prix Assia Djebbar et présidente d’honneur du prix Mohamed Dib (Alger)

Amina Bekkat, membre du jury des prix Assia Djebbar et Mohamed Dib (Alger)

Sabiha Benmansour, présidente du conseil du prix Mohamed Dib (Tlemcen)

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Programme des ateliers

Pour les écrivaines et les professionnels.

  • Jour 1

  • 13h30-15h00

    Atelier 1 : la littérature à l'université

    Place de la littérature algérienne de l'ailleurs dans le programme universitaire algérien : quel avenir pour ces auteures dans leurs pays d'origine ?

    Rencontre avec des écrivaines et des universitaires pour créer un lien avec le monde de la recherche, discuter de la possibilité de mise en place de journées d’étude, et échanger autour de l’écriture.

  • 15h30-16h30

    Théâtre

    Représentation théâtrale organisé en collaboration avec l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population).

    Le groupe des éducateurs pairs en santé de la reproduction et bien-être des jeunes est un groupe composé de bénévoles indépendants et de jeunes actifs dans des associations qui touchent aux questions des jeunes, les comportements sains et les droits de la femme. Ce groupe a choisi l’écriture pour construire sur ce qu’il y a de positif, sur un espoir de complicité et d’entente, et sur la construction au lieu de la punition et le blâme.


  • Jour 2

  • 9h00-10h30

    Écrivez c’est filmé !

    Réalisatrices et scénaristes : Hadjira Oubachir, Malika Laïchour, Yasmine Chouikh, Ghania Seddik, Houria Khadir.

    L'écriture du scénario et l'adaptation cinématographique : les femmes dans le cinéma algérien. Pourquoi aucun roman d'une écrivaine algérienne n'a jamais été porté à l’écran ?

  • 11h00-12h30

    Écrivons en amazigh !

    Lynda Koudache première romancière algérienne en langue amazighe et lauréate du prix Assia Djebbar 2016.

    Parle-t-on de littérature amazighe ou de littérature d’expression amazighe ? Quelle est sa place dans la littérature algérienne ? Écriture de la langue amazighe dans le roman algérien : atelier d’écriture présidé par Lynda Koudache.

    Les personnes désirant participer à cet atelier devront s’inscrire la matinée auprès des organisateurs. (Nombre de places limitées).
  • 13h30-15h00

    Sauvez les bulles !

    Éditrices et autrices : Dalila Nedjem, Nouara Hocine, Bouchra Mokhtari, Nawel Louerad, Delou.

    Les autrices feront le constat de la situation du neuvième art en Algérie et du manque d’enthousiasme des éditeurs pour la bande dessinée.

  • 15h30-16h00

    Lecture des recommandations.

    Clôture des travaux des RAMAJE

La Grande

Librairie des RAMAJE

Un espace de la Bibliothèque nationale d’Algérie sera aménagé, tout au long des deux journées du premier et du deux septembre 2018, dans la « Grande Librairie des RAMAJE », lieu où seront exposés des ouvrages destinés aux ventes dédicaces de nos participantes. Cet espace, dans l’esprit des RAMAJE, donnera également un large aperçu de la littérature algérienne écrite par des femmes, puisqu’il s’agira de présenter une large sélection des écrits de femmes des dernières années, publiés en Algérie.

A cette autre visibilité dont jouiront les auteures, des séances de dédicaces permettront aux participantes de (re) créer un échange avec le public.

Le programme de la « Grande Librairie des RAMAJE» prévoit un coin Nouveautés. Y seront disponibles :

- Nulle autre voix de Maïssa Bey (éditions Barzakh)

- Les Survivants de l’oubli de Ouarda Baziz Cherifi (éditions Média Index)

- Les Survivants de l’oubli de Ouarda Baziz Cherifi (éditions Média Index)

- Le naufrage de la lune de Amira-Géhanne Khalfallah (éditions Barzakh)

- Les Nouvelles aventures de Zozo (éditions Dalimen)